Comme chaque année à proximité du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, le Club de la presse du Périgord a mis à l’honneur trois Périgourdines, à l’occasion de son déjeuner mensuel, mardi 11 mars à Co’Thé Vintage, son nouveau QG à Périgueux.

Isabelle Sarran, la présidente, a expliqué qu’un mot reliait ces trois femmes, qui ne se connaissaient pas jusque là : l’engagement.
Joëlle Saintmartin, ancienne agricultrice, est maire de Vanxains depuis 2020. Ce petit village du Ribéracois de quelque 800 habitants a été ravagé par un orage de grêle le 20 juin 2022. Joëlle Saintmartin a mis tous ses projets pour sa commune en pause et s’est retroussé les manches, au service de ses administrés sinistrés. Cette « maire courage » a évoqué avec émotion la détresse de ses concitoyens et ces trois années de travail pour retrouver un village « presque neuf ».
Pauline Santos, elle aussi, plonge au quotidien dans la détresse : celle des victimes de violences conjugales, et plus largement de violences intrafamiliales. La jeune femme de 26 ans est intervenante sociale à la gendarmerie de la Dordogne. Elle fait le lien entre les victimes et la justice. Accueil, écoute, conseils et suivi, telles sont ses missions. Elle a accompagné plus de 560 personnes en 2024, en lien avec l’association France Victimes.
Thien Uyen Do, après dix ans comme conseillère juridique à Bruxelles dans le domaine de la biodiversité, a voulu agir et s’enraciner. Elle s’est installée comme paysanne et cueilleuse de plantes sauvages et comestibles sur le domaine viticole familial de son compagnon, Combrillac à Prigonrieux. Elle s’est formée à la viticulture et à l’oenologie. Aujourd’hui, via sa structure Born to be wild (Né pour être sauvage), elle propose des ateliers, des « déjeuners sauvages », des visites du domaine, des sensibilisations diverses à la préservation du vivant, à la biodiversité et aux fermentations naturelles. L’idée étant de se reconnecter au monde végétal en se réappropriant la connaissance de la nature. Elle a publié en 2024 « Fermentation rébellion » aux Editions Des Equateurs. Elle y développe une pensée écologique et une philosophie du vivant, plongeant dans l’univers des bactéries, levures et autres moisissures. Mais il y a aussi de la politique dans son propos, quand elle pointe certaines dérives de notre société contemporaine.

Les lauréates ont reçu chacune un diplôme conçu par Maurice Melliet, doyen du Club (qui leur a aussi offert un de ces livres), et un bouquet de fleurs locales et de saison issues de la ferme florale Les Six Saisons des Eyzies.
Marie-Noëlle Marignier représentait Valérie de Paw, la déléguée départementale aux droits des femmes, qui n’avait pu être présente.





