Ces journalistes qui changent leur écriture pour se distinguer de l’IA

Quand la pub invente nos visages
Image créée par IA

Face à la déferlante de textes rédigés par l’IA, certains journalistes modifient leur plume pour éviter les soupçons de recours à la machine. Une contrainte qui les pousse aussi à interroger leurs pratiques.

« C’est dingue de devoir altérer son style pour ne pas passer pour une machine », remarque Cécile Hoynant. Après avoir cumulé les milles et les signes pour Voile Magazine, elle est désormais artiste-auteure et signe occasionnellement des piges. Elle vient de boucler un article de 12 pages sur le surf féminin pour l’édition française de Surfer’s Journal. L’écriture de ce papier l’a poussée à prendre du recul sur sa propre plume. « J’ai un style académique, hérité de ma prépa khâgne-hypokhâgne. » Et à force de lire des textes et des posts générés par l’IA sur les réseaux sociaux, Cécile a fini par retrouver certaines de ses habitudes dans celles de la machine. 

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