« Bon vent » : c’est comme cela que Georges Pernoud a conclu sa mythique émission télévisée « Thalassa » durant 37 ans. C’est aussi comme ça que Fanny, sa fille aînée, a conclu son discours, samedi 20 juin à Creysse, pour l’inauguration de l’espace qui porte désormais le nom du journaliste décédé le 10 janvier 2021 à 73 ans.
Le Club de la presse du Périgord est à l’origine de ce baptême. Jean Bonnefon, pilier de notre association et ami intime de Georges Pernoud, a fait les démarches, aux côtés de notre présidente Isabelle Sarran, pour trouver une municipalité du Bergeracois susceptible de donner le nom du créateur de « Thalassa » à une rue ou une place.

Jean Bonnefon (de gauche à droite),
et le petit Gaspard.
Frédéric Delmarès, le maire de Creysse, a dit « oui » sans hésiter. Le parc bordant la rivière Dordogne, avec sa nouvelle halle en métal et en bois, rend donc désormais hommage à celui qui avait épousé la Dordogne en même temps que sa femme Monique, originaire de Monestier. C’est d’ailleurs dans ce village du Bergeracois viticole que repose Georges Pernoud.
« Comme nos grands-parents maternels, Rémi et Lucienne Beaunac, notre père était un homme simple, sans chichi, et c’est pour cela qu’il se plaisait ici », a dit Fanny Pernoud devant une assemblée de plusieurs centaines de personnes, dont sa maman Monique et sa soeur Julie. « Sous cette halle, il aurait aimé discuter, palabrer, échanger et rigoler », a ajouté Fanny avant d’évoquer le goût de son père, « grand gourmet », pour les vins et les spécialités culinaires de la Dordogne.
Isabelle Sarran a, pour sa part, présenté et le Club et rappelé le rôle de l’association dans le choix du nom de ce site. « Si la Dordogne n’est pas la mer, gageons que Georges Pernoud aurait apprécié ce lieu au bord d’une rivière au passé batelier, avec sa faune, sa flore emblématique, et ses pêcheurs », a souligné Isabelle.
Jean Bonnefon et ses amis du groupe Peiraguda, Patrick Salinié et Jacques Gandon, ont ensuite chanté en hommage à « l’ami Georges », des morceaux de leur répertoire et d’autres d’un autre Georges : Brassens.
