Presque cinq ans après sa disparition, le journaliste Alain Bernard (1948-2020) n’a pas été oublié, si l’on en croit la foule rassemblée samedi 6 septembre pour le dévoilement d’une plaque souvenir. Son réseau social, c’était le marché de Périgueux. Tout naturellement, c’est là, sur un mur de la halle du Coderc, que sa famille, ses amis et la mairie ont trouvé un lieu de mémoire.

L’homme, croqué par le dessinateur de presse Jean-Louis Savignac (également membre du Club de la presse), est ici évoqué avec son éternel canotier, les bonbons qu’il distribuait partout et l’une de ses extravagantes cravates.

Grand voyageur dans sa jeunesse, amateur de culture classique autant que de calembours et de contrepèteries, il a passé toute sa carrière de journaliste comme localier dans les agences de « Sud Ouest », dont vingt-cinq ans dans celle de Périgueux. Il fut un pilier du Club de la presse qu’il présida un temps, ne ratant jamais un gala où il présentait un bêtisier de la presse.
Politiques de tous bords
Samedi, pour cet hommage, les journalistes étaient nombreux, de même que les politiques de tous bords. L’un de ses fidèles amis et partageur de bons mots, Patrick François, qui a été l’un des plus fervents instigateurs de cette cérémonie, a rappelé les facettes de ce personnage public. La famille Bernard était là bien évidemment, autour de Dany, l’épouse d’Alain. Leur fils Florian lui avait écrit une ode poétique et sa fille Vanessa a lu une lettre de Xavier Darcos, l’ancien sénateur-maire aujourd’hui chancelier de l’Institut de France, qui a rappelé la grande culture d’Alain Bernard et son humanisme.

La conseillère municipale et ex-maire Delphine Labails avait un sac de bonbons qu’elle a jetés sur la foule à la manière d’Alain Bernard.
L’actuel premier magistrat, Emeric Lavitola, a souligné pour sa part l’importance de l’indépendance des journalistes et de la presse de proximité.
Autour de cette plaque, les souvenirs des extravagances du personnage disparu ne manquaient pas pour évoquer des situations rocambolesques ou ses bons mots issus de l’Almanach Vermot, son éternelle bible rouge de routard.
« Salut les potes », aurait-il pu lancer, rigolard, à cette assemblée.



